Le délai de reprise, c'est la période pendant laquelle l'administration fiscale a le droit de revenir sur une imposition pour la corriger, le plus souvent à la hausse. Passé ce délai, l'imposition de l'année concernée est définitivement acquise, même si elle contenait une erreur.
Depuis le 25 juin 2026, ce délai passe de un à trois ans pour la taxe d'habitation sur les résidences secondaires et pour les taxes sur les logements vacants. L'administration dispose donc de deux années supplémentaires pour repérer un oubli, une exonération mal appliquée ou un changement d'usage du logement non déclaré. Ce changement vient de l'article 105 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 relative à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, qui modifie l'article 1416 du code général des impôts.
La mesure ne concerne que la taxe d'habitation sur les résidences secondaires et la taxe sur les logements vacants. La taxe foncière, elle, conserve son délai de reprise d'un an : les deux impositions ne sont pas logées à la même enseigne, même si elles figurent souvent sur le même avis.
Pour mémoire, la taxe d'habitation sur la résidence principale a été totalement supprimée depuis 2023. Il ne reste donc que les résidences secondaires et les logements vacants, ce qui explique que le législateur ait choisi de mieux contrôler précisément ces deux impositions.