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DPE 2027 : le coefficient de l'électricité passe de 1,9 à 1,7

Un arrêté officiel abaisse le facteur de conversion de l'électricité utilisé pour calculer le DPE. Certains logements changent d'étiquette sans qu'aucun mur n'ait été isolé entre-temps.

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Au 1er janvier 2027, le coefficient qui convertit l'électricité consommée en énergie primaire pour le DPE passe de 1,9 à 1,7. Environ 300 000 logements chauffés à l'électricité sortiront des classes F ou G, avec une attestation gratuite sans nouveau diagnostic. L'isolation, elle, ne change pas : seul le chiffre du DPE s'améliore.

Que change exactement le nouveau coefficient de conversion ?

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) ne mesure pas directement ce qui sort de votre compteur électrique. Il applique un coefficient qui convertit l'électricité consommée par le logement, l'énergie finale, en énergie primaire, c'est-à-dire l'énergie qu'il a fallu produire en amont, pertes de transport et de production comprises. Plus ce coefficient est élevé, plus l'étiquette du DPE est pénalisée pour un logement chauffé à l'électricité.

Un arrêté du 19 août 2026, publié au Journal officiel, abaisse ce coefficient de 1,9 à 1,7 à compter du 1er janvier 2027. Le ministère de la Transition écologique l'a confirmé dans un communiqué : la mesure ne touche que l'électricité, ni le gaz ni le fioul ne sont concernés.

Ce n'est pas la première baisse en peu de temps. Selon la foire aux questions officielle du DPE, ce coefficient était encore de 2,3 avant 2026, puis 1,9 depuis le 1er janvier 2026. En un an, il aura donc été abaissé deux fois. Ce mouvement traduit la part croissante d'électricité décarbonée dans le mix français, mais il modifie une convention de calcul, pas la quantité d'énergie réellement consommée dans un logement donné.

Combien de logements sortent du statut de passoire énergétique ?

Selon les estimations du ministère de la Transition écologique, environ 300 000 logements chauffés à l'électricité changeront de classe DPE au 1er janvier 2027 et sortiront des catégories F ou G, les deux étiquettes qui définissent une « passoire énergétique ».

Ce sont d'abord les logements équipés de pompes à chaleur ou de chauffe-eau thermodynamique qui profitent le plus de la baisse du coefficient, car leur consommation d'électricité finale est faible mais se trouvait auparavant multipliée par un facteur pénalisant. Un radiateur électrique classique, plus gourmand en énergie finale, profite aussi du changement, mais dans une moindre mesure relative.

Un logement chauffé au gaz ou au fioul, à l'inverse, ne voit rien bouger : son étiquette DPE ne dépend pas de ce coefficient.

Pour un propriétaire, ce basculement n'exige aucune démarche particulière : il découle mécaniquement du recalcul, sans visite d'un diagnostiqueur ni frais.

Comment récupérer la nouvelle étiquette sans repasser de diagnostic ?

Bonne nouvelle pour les propriétaires concernés : aucun nouveau diagnostic n'est nécessaire. Le ministère de la Transition écologique et la foire aux questions officielle du DPE sont formels : à partir du 1er janvier 2027, l'Observatoire DPE-Audit de l'Ademe permet de télécharger gratuitement une attestation actualisée, en renseignant simplement le numéro du DPE existant.

Cette attestation remplace l'étiquette d'origine et conserve la même durée de validité que le diagnostic initial : un DPE reste valable dix ans. Les diagnostics réalisés jusqu'au 31 décembre 2026 restent, eux, pleinement valables en l'état, avec ou sans mise à jour.

Aucun professionnel n'intervient dans cette étape : le recalcul est automatique dès lors que la consommation électrique déclarée dans le DPE initial est connue. La démarche reste individuelle, elle n'est pas appliquée automatiquement à tout le parc : un propriétaire qui veut faire valoir la nouvelle classe doit lui-même éditer l'attestation sur l'observatoire.

Ce que ce changement de calcul ne change pas

Un logement mal isolé le reste après le 1er janvier 2027. Le coefficient de conversion ne touche ni les murs, ni les fenêtres, ni la toiture : il modifie uniquement la façon dont l'administration calcule un chiffre conventionnel d'énergie primaire à partir de la même consommation réelle d'électricité. La facture d'électricité de l'occupant, elle, ne bouge pas d'un euro.

Pour les logements aujourd'hui classés G, la sortie éventuelle de cette catégorie a une conséquence concrète : la location redevient possible, puisque la classe G est interdite à la location depuis le 1er janvier 2025. Pour les logements classés F, l'enjeu est différent : l'interdiction de louer un F ne démarre qu'au 1er janvier 2028, la nouvelle étiquette peut donc permettre à certains propriétaires d'y échapper avant même son entrée en vigueur, s'ils repassent au-dessus du seuil.

Rien ne garantit en revanche qu'un logement F ou G donné franchira effectivement le seuil de la classe supérieure : l'ampleur du gain dépend de la part d'électricité dans le chauffage et l'eau chaude, et un logement mixte électricité-gaz peut ne gagner qu'une fraction de point. Avant de compter sur ce changement pour louer un bien, mieux vaut vérifier sa propre attestation actualisée que de se fier à une moyenne nationale.

Questions fréquentes

Le nouveau coefficient DPE change-t-il aussi le calcul pour le gaz ou le fioul ?

Non. L'arrêté du 19 août 2026 modifie uniquement le facteur de conversion applicable à l'électricité. Les logements chauffés au gaz ou au fioul ne sont pas concernés par ce changement.

Faut-il payer un diagnostiqueur pour obtenir la nouvelle étiquette DPE ?

Non. À partir du 1er janvier 2027, l'attestation actualisée se télécharge gratuitement sur l'Observatoire DPE-Audit de l'Ademe en indiquant le numéro du DPE existant, sans nouvelle visite ni frais.

Un logement classé F peut-il redevenir louable grâce à ce changement ?

Cela dépend du logement. L'interdiction de louer les logements classés F débute le 1er janvier 2028 : si le recalcul fait repasser un bien chauffé à l'électricité en classe E, il échappe à cette interdiction avant même qu'elle s'applique. Il faut vérifier l'attestation individuelle plutôt que se fier à une estimation générale.

Combien de temps un DPE reste-t-il valable après ce changement ?

La durée de validité ne change pas : un DPE reste valable dix ans à compter de sa réalisation, que son étiquette soit ou non mise à jour avec le nouveau coefficient.

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Sources

Les montants, taux et plafonds cités valent à la date indiquée et peuvent évoluer.