Le diagnostic de performance énergétique (DPE) ne mesure pas directement ce qui sort de votre compteur électrique. Il applique un coefficient qui convertit l'électricité consommée par le logement, l'énergie finale, en énergie primaire, c'est-à-dire l'énergie qu'il a fallu produire en amont, pertes de transport et de production comprises. Plus ce coefficient est élevé, plus l'étiquette du DPE est pénalisée pour un logement chauffé à l'électricité.
Un arrêté du 19 août 2026, publié au Journal officiel, abaisse ce coefficient de 1,9 à 1,7 à compter du 1er janvier 2027. Le ministère de la Transition écologique l'a confirmé dans un communiqué : la mesure ne touche que l'électricité, ni le gaz ni le fioul ne sont concernés.
Ce n'est pas la première baisse en peu de temps. Selon la foire aux questions officielle du DPE, ce coefficient était encore de 2,3 avant 2026, puis 1,9 depuis le 1er janvier 2026. En un an, il aura donc été abaissé deux fois. Ce mouvement traduit la part croissante d'électricité décarbonée dans le mix français, mais il modifie une convention de calcul, pas la quantité d'énergie réellement consommée dans un logement donné.