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Taux du CEL à 1,25 % au 1er août 2026 : ce que la hausse change vraiment

Le compte épargne logement se réveille un peu, mais reste moins généreux, et plus taxé, que le Livret A.

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Le taux du compte épargne logement (CEL) passe de 1 % à 1,25 % au 1er août 2026, selon l'arrêté du 28 juillet 2026. Contrairement au Livret A, ses intérêts restent soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, ramenant le rendement réel à environ 0,88 % net par an.

Pourquoi le taux du CEL grimpe à 1,25 % le 1er août 2026

Le compte épargne logement (CEL) est un produit d'épargne réglementé qui donne accès, sous conditions, à un prêt immobilier à taux préférentiel. Son taux de rémunération passe de 1 % à 1,25 % au 1er août 2026, selon l'arrêté du 28 juillet 2026 publié au Journal officiel.

Ce taux n'est pas fixé au hasard. Il correspond aux deux tiers du taux du Livret A, alors relevé à 1,7 % à la même date, arrondis au quart de point le plus proche. Le calcul donne 1,13 %, arrondi à 1,25 %.

La nouvelle grille s'applique du 1er août 2026 au 31 janvier 2027. Comme le Livret A et le LDDS, le taux du CEL est révisé deux fois par an, en février et en août, selon une formule qui suit les taux de marché et l'inflation. Rien ne garantit qu'il progresse à nouveau au prochain examen.

Une hausse de 0,25 point reste modeste. Elle ne comble pas l'écart avec le Livret A, qui progresse lui aussi et conserve un avantage décisif : l'absence totale d'impôt sur ses intérêts.

Le CEL est-il plus intéressant que le Livret A depuis cette hausse ?

Sur le papier, la hausse fait du bien : un quart de point de rendement en plus en un an. Dans les faits, le CEL reste nettement moins rémunérateur que le Livret A. Face au 1,25 % du CEL, le Livret A affiche 1,7 % depuis le 1er août 2026, et ses intérêts ne subissent ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux.

Le CEL, lui, n'échappe pas à la fiscalité. Ses intérêts entrent dans le prélèvement forfaitaire unique (PFU), aussi appelé « flat tax » : un taux global de 30 %, qui se décompose en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux.

Une fois cette ponction appliquée, 1,25 % brut se transforme en environ 0,88 % net par an. Sur un compte proche du plafond, l'écart avec un Livret A logé au même montant se compte en dizaines d'euros perdus chaque année, à cause de la seule fiscalité.

Autrement dit, la hausse annoncée comme une bonne nouvelle ne change pas la hiérarchie : pour un simple objectif de rendement, sans projet immobilier, le Livret A, ou le LDDS à taux identique, reste devant, largement.

Un compte fiscalisé : ce que change le prélèvement forfaitaire unique

Le prélèvement forfaitaire unique n'est pas obligatoire dans son détail : chaque foyer fiscal peut, au moment de la déclaration de revenus, opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu à la place du taux forfaitaire de 12,8 %. Cette option s'applique alors à l'ensemble des revenus de capitaux mobiliers de l'année, pas compte par compte.

Pour un foyer non imposable, ou taxé dans la tranche à 0 %, cette option ramène l'imposition des intérêts du CEL aux seuls prélèvements sociaux de 17,2 %, un gain réel par rapport au PFU. Pour un foyer imposé à 30 % ou plus, elle n'apporte rien : le PFU reste alors le choix le plus favorable.

Cet arbitrage se calcule au cas par cas, en tenant compte de l'ensemble des revenus financiers du foyer, pas seulement des intérêts du CEL. Un compte qui rapporte quelques dizaines d'euros par an ne justifie pas, à lui seul, de changer d'option fiscale si celle-ci pénalise d'autres placements plus généreux.

La vraie utilité du CEL : un droit à prêt, pas un rendement

Le CEL ne se limite pas à un taux de rémunération. Il ouvre, après une phase d'épargne, un droit à un prêt immobilier destiné à l'achat, la construction ou des travaux dans une résidence principale. C'est cette caractéristique qui le distingue du Livret A, simple compte de trésorerie sans contrepartie de crédit.

Le taux de ce prêt est indexé sur celui du compte, majoré d'une commission fixe de 1,5 point. Avec un CEL à 1,25 %, le prêt épargne logement ressort donc à 2,75 %, un niveau qui doit se comparer aux taux de crédit immobilier du marché au moment de la demande, pas à ceux d'il y a plusieurs années.

Sans projet immobilier précis, ouvrir ou conserver un CEL pour son seul rendement n'a guère de sens : le Livret A fait mieux, sans fiscalité et avec un plafond de versement plus élevé. Le CEL redevient pertinent pour un épargnant qui prépare, à moyen terme, un achat ou des travaux, et qui veut sécuriser un droit à prêt à un taux connu à l'avance.

Questions fréquentes

Quel est le taux du CEL depuis le 1er août 2026 ?

Il est fixé à 1,25 %, contre 1 % auparavant, selon l'arrêté du 28 juillet 2026. Ce taux s'applique jusqu'au 31 janvier 2027, prochaine date de révision.

Les intérêts du CEL sont-ils imposés comme ceux du Livret A ?

Non. Le Livret A est totalement exonéré d'impôt et de prélèvements sociaux. Les intérêts du CEL, eux, sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, sauf option pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu.

Combien rapporte un CEL une fois les impôts déduits ?

Environ 0,88 % net par an au nouveau taux de 1,25 %, une fois retranchés les 12,8 % d'impôt sur le revenu et les 17,2 % de prélèvements sociaux du prélèvement forfaitaire unique.

À quoi sert un CEL si son rendement est faible ?

Son intérêt principal n'est pas le taux, mais le droit à un prêt immobilier à taux préférentiel qu'il permet d'acquérir avec le temps, utile pour financer une résidence principale ou des travaux.

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Sources

Les montants, taux et plafonds cités valent à la date indiquée et peuvent évoluer.