L'article 35 bis du code général des impôts exonère d'impôt sur le revenu les loyers perçus par un propriétaire, ou un locataire principal, qui loue une pièce meublée de son propre logement. La condition de base : la personne qui occupe cette chambre doit en faire sa résidence principale, ou son logement temporaire si elle est salariée saisonnière sous contrat. Sans ce régime, ces loyers seraient imposés comme n'importe quel revenu de location meublée.
L'exonération n'est pas illimitée. Chaque année, l'administration fiscale publie deux plafonds de loyer annuel par mètre carré de surface habitable, hors charges. Pour 2026, le Bulletin officiel des finances publiques les fixe à 215 € par m² et par an en Île-de-France, et à 159 € par m² et par an dans le reste de la France, contre 213 € et 157 € en 2025.
Exemple : une chambre de 12 m² louée à Lyon reste exonérée jusqu'à 12 fois 159 €, soit 1 908 € de loyer annuel, environ 159 € par mois. La même surface à Paris supporte un loyer mensuel plus élevé, jusqu'à environ 215 € par mois, car le plafond francilien dépasse de 35 % celui des autres régions.