Le président de SAS n'a pas droit au chômage. Mais un salarié non-dirigeant de la société, lui, peut y avoir droit — sous conditions strictes.
Informatif — ne constitue pas un conseil fiscal. Chiffres 2026.
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En bref : le président de SAS ou de SASU est un mandataire social — il ne cotise pas à l'assurance chômage et n'y a donc pas droit. La parade : qu'une personne soit salariée non-dirigeante de la société, avec un vrai contrat de travail. Dans une SAS familiale, ce peut être un conjoint. Mais les conditions sont strictes et contrôlées par France Travail.
Le président de SAS/SASU est mandataire social : assimilé-salarié pour la Sécurité sociale (retraite, maladie), mais sans cotisation ni droit à l'assurance chômage. France Travail l'exclut explicitement — surtout s'il détient une participation majoritaire. Son mandat n'ouvre donc aucun droit à l'allocation de retour à l'emploi (ARE).
Un contrat de travail réel, lui, ouvre le chômage. France Travail vérifie quatre conditions cumulatives pour le reconnaître :
Concrètement, le président ne peut pas être son propre salarié. C'est un autre associé minoritaire non-dirigeant (ou un tiers) qui peut l'être.
Montage classique : un conjoint est président (pas de chômage), l'autre est salarié sur un poste technique, subordonné au président — il cotise et ouvre des droits à l'ARE.
Ne pas découvrir en fin de contrat que les droits sont refusés (alors qu'on a cotisé). France Travail permet de demander un rescrit — une décision explicite sur le caractère indemnisable — via « Démarches simplifiées », tant que le contrat est en cours. Il faut fournir statuts, contrat de travail, bulletins de paie, procès-verbaux. Vu la sensibilité, un avis d'avocat en droit social est recommandé.
Pour un dirigeant qui n'a pas le chômage :
Non. Le président de SASU (comme celui d'une SAS) est un mandataire social : il ne cotise pas à l'assurance chômage et n'ouvre aucun droit à l'ARE au titre de son mandat. Il peut se tourner vers l'ATI (très restrictive) ou une assurance chômage privée type GSC.
Le cumul mandat social + contrat de travail est possible pour un dirigeant subordonné (par exemple un directeur général ou un associé minoritaire), mais pas pour le président ni pour un associé majoritaire/contrôlant, qui ne peuvent pas être en situation de subordination. Le contrat doit correspondre à des fonctions techniques réelles.
Il le peut, s'il occupe un vrai poste technique, subordonné au dirigeant, avec une rémunération distincte — et s'il ne contrôle pas la société. Attention : le contrôle s'apprécie souvent au niveau de la famille, donc un conjoint de l'associé majoritaire peut être requalifié. Sécurisez la situation par un rescrit auprès de France Travail.
Chiffres à jour de 2026, à titre indicatif. Ne constitue pas un conseil fiscal ou en investissement — validez votre situation avec un professionnel.